lundi 29 novembre 2010

Trek des Annapurnas: troisième partie et fin



Une fois le point le plus haut du trek atteint, on dirait que la pression tombe soudainement. On se dit: la passe est franchie, le plus dur est fait. Quelle erreur! Tout d'abord, après 1000 mètres de montée, il fallait encore faire 1600 mètres de descente, ouf! Au début on est encore sur le high, mais après trois heures de descente, on a l'impression que ça ne finira jamais!

Vers Jomsom

Vers Jomsom

On arrive finalement à Muktinath. À partir d'ici, la plupart des villages sont reliés par une "route" (lire chemin de terre accessible par jeep). Ce qui surprend aussitôt arrivés : le retour des klaxons, desquels nous ne nous étions pas ennuyés... C'est notre dernière soirée avec Bruno et Sabine qui ont décidé de biffurquer vers le royaume interdit de Mustang. Le lendemain, après une journée de descente facile, c'est à Nicolas et Annie de nous quitter, il prennent l'avion de l'aéroport de Jomsom pour rejoindre Pokhara. On se permet notre première bière du voyage pendant un 5@7 d'au revoir, bière Everest, Pringles et fromage de Yak au menu.

Marée de moutons en quittant Jomsom
On bat le millet, sur la route de Gorepani
La descente n'est pas aussi magique que la montée: les villages sont moins pittoresques car reliés par la "route", le temps est plus nuageux, on suit la route poussièreuse bien que peu fréquentée et on croise les touristes en groupe qui ont pris l'avion pour s'approcher des montagnes. La clientèle des lodges est moins agréable, ils n'ont pas la lueur dans les yeux des trekkeurs qui ont choisi d'affronter la passe et ont dû faire tout le trajet à pied. L'épuisement accumulé et la fatigue musculaire, jusqu'ici étonnemment absents après autant de jours de randonnée, commencent à se faire sentir. Il reste toutefois une derniere épreuve qui s'avérera finalement bien plus difficile que la passe de Thorung La... L'avant-dernière journée de notre trek nous fait gravir 1600 mètres d'escaliers de pierre pour nous mener à Gorepani à 2800 mètres d'altitude. 1600 mètres? C'est deux fois l'Acropole des Draveurs ça, c'est faisable... Faisable? Oui! Mais la journée est sans fin! Nos pieds sont rapidement meurtris à cause des marches et en plus notre porteur choisit de mous amener à l'hôtel le plus haut du village. Nous sommes arrivés la langue à terre, les pieds en compote. Mais la vue en vaut vraiment la peine : étant plus loin des montagnes, nous pouvons apercevoir pour la première fois un partie plus grande du massif des Annapurnas ainsi que le mont Annapurna 1, le plus haut du massif qui culmine à 8091 mètres, le dixième plus haut sommet de la planète.


Annapurna 1 et Annapurna Sud, vus de Poon Hill, Gorepani

Vue de Poon Hill

La dernière journée nous fera oublier la descente de la passe, car cette fois ce sera 2000 mètres d'escaliers de pierre que nous descendrons. Ouch, les pieds! Aïe les genoux! Nous attrapons de justesse le dernier autobus pour Pokhara, il y a des trous dans la plancher et nos bancs oscillent facilement de 30 cm à chaque bosses (il y en a beaucoup). Après 10 minutes, au beau milieu d'une côte, l'autobus peine à repartir et finalement étouffe. Julie est sur le bord de la crise de nerfs, il faut comprendre qu'on rêve d'une douche chaude (depuis plusieurs jours déjà, Julie a même peur que les autres passagers du bus la juge pour son odeur corporelle...) et d'un café. Il est HORS de question qu'on reste pris à Naya Pul, village peu accueuillant (lire trou à rats...) d'où part l'autobus. Heureusement, après 20-30 minutes de redémarrage et de jouage dans le moteur, on repart. Julie respire. Il est autour de 17h, mais à cause des montagnes, on perd le soleil rapidement. Premier conseil sur les autobus au Népal : les éviter la nuit car ils n'ont souvent pas de phares. Le nôtre ne fait pas exception. Après environ 2 heures de trajet à agripper la banquette, on arrive enfin à Pokhara.

Petite parenthèse ici pour expliquer la "route" entre Naya Pul et Pokhara. La route est asphaltée pour la largeur d'un véhicule, mais il y a de la place pour deux véhicules si on roule sur les bas-côtés cahoteux. On est en montagne, alors d'un côté c'est le gouffre, de l'autre la montagne. Alors quand on croise un autre véhicule ou qu'on approche d'un virage en "s", on espère que les freins sont meilleurs que le moteur qui s'est embourbé plus tôt! Nous sommes tout de même arrivés sains et saufs (de toute évidence) à Pokhara.

C'est officiel, nous rebaptisons Pokhara la ville de tous les plaisirs! C'est la deuxième plus grosse ville du Népal, mais ça na rien de Kathmandu, c'est beaucoup plus calme. De toutes façons, on a un seul but ici, rester dans le ghetto touristique et relaxer! VRAIE douche chaude, viande (on était végétariens pendant le trek, en partie car la viande n'est pas toujours fraîche. Le yak qu'on nous offre a peut-être été tué il y a un mois...), bière, café latté, massage et repos. On retrouve nos amis français qu'on avait perdus avant la passe et on apprend qu'on les a presque rattrapés. Apparemment, notre porteur nous a fait faire deux jours en un lors de la descente de 2000 mètres, ça explique pourquoi ça nous a semblé être la journée la plus ardue du trek! On réussit à retrouver tous nos amis de trek et à souper avec eux une dernière fois pendant nos trois jours de repos.


Plaisir numéro 1 : un café latte!

Nic se débarrasse de sa barbe!

Phewa Tal, le lac de Pokhara. Malheureusement les nuages nous cachent les montagnes...

Départ de Pokhara : on aperçoit enfin les montagnes!

Seize jours de marche, plus de 200 km parcourus, une ascension de 800 à 5400 mètres... Pour nous, ces 16 jours de trek et ces trois jours de repos à Pokhara valent tout le voyage. L'intensité de l'expérience, la qualité des rencontres, la beauté des paysages et la fierté de l'accomplissement font de ce voyage une expérience inoubliable.

mardi 23 novembre 2010

Trek des Anapurnas - deuxième partie



Nous sommes arrivés à Manang après huit heures de marche, fourbus. Mais Manang est vraiment un village parfait pour y passer un jour de repos et d'acclimatation. Le lodge où nous restons est très confortable (la toilette turque est DANS la chambre, ce qui est bienvenu à cette altitude car c'est pas mal froid la nuit pour les fesses!), il y a une grande variété de bouffe, ce qui est aussi bienvenu puisque nous en avons un peu marre de manger du dal bhat tarkari, le plat national du Népal qui consiste en une soupe de lentille, du riz et un curry de légumes. Il faut préciser ici que nous avions décidé au début du trek de manger du dal bhat à tous les jours, midi et souper. Pourquoi? euh... pour ajouter à l'expérience népalaise?... J'ai abandonné après quatre jours suite à de petits problèmes digestifs... Nic a tenu jusqu'à Manang mais a ensuite cédé face à autant de variété! Alors, bon endroit pour un repos bien mérité. Ce soir-là, bien emmitoufflés dans nos multiples couches de vêtements, installés près du poêle, nous nous sommes fait un petit 5 à 7, thé massala et fromage de lait de yak, en jouant une partie de cartes et en écoutant le même mantra tibétain que dans les autres lodges.

En haut de 3000 mètres, il faut respecter certains principes. L'un d'entre eux : ne jamais dormir à plus de 500 mètres que la veille. Et idéalement, faire une journée d'acclimatation si l'ascension de la journée excède ces 500 mètres ou si on en ressent le besoin. Cette journée est donc arrivée à un moment opportun pour Nic, qui avec son mal de tête et sa grande fatique, commençait à présenter des légers signes de mal d'altitude. Nous avons profité de la journée de repos pour... faire une randonnée! Pour aider à l'acclimatation, il est préférable de grimper plus haut pendant la journée et de redescendre dormir plus bas. Cette randonnée nous a dévoilé des paysages à couper le souffle, un lac vert émeraude, des reliefs rappelant la Cappadoce, des sommets enneigés.


Lodge à Manang
Lac émeraude



Manang et la vallée






Comme nous avions de la latitude sur l'itinéraire, nous avons décidé à Manang de poursuivre l'ascension de façon plus conservatrice, en prenant une nuit de plus avant de franchir la passe à 5416 mètres, facilitant ainsi davantage l'acclimatation. Notre petit groupe a donc commencé à s'effriter tranquillement... les Français, qui avaient une randonnée toute organisée, nous ont quitté à Yak Kharka, à 4000 mètres pour poursuivre leur route vers la passe. Quant à Annie, Nic, Sabine, Bruno et nous, nous nous sommes arrêtés à Letdar, à 4200 mètres, où une autre randonnée d'acclimatation nous a apporté dans les plus beaux paysages du trek. La décision de ralentir l'ascension était la bonne, mais l'anxiété de franchir la passe, elle, grandissait.
Randonnée d'acclimatation, Letdar
 La douzième journée de randonnée, le lendemain de l'anniversaire de Nic, nous avons finalement atteint Thorung Phedi, à 4540 mètres, au pied de la passe. Une randonnée de reconnaissance nous a permis d'avoir un avant-goût de l'ascension qui nous attendait le lendemain... environ 5 heures de marche pour franchir les derniers 1000 mètres, la première heure étant la plus difficile et souvent franchie à la lueur des lampes frontales... Dans la salle à manger enfumée, ce soir-là, la tension était palpable. Tout le monde a hâte d'en finir avec la passe, nous attendons tous avec impatience l'heure d'aller au lit, mais nous savons en même temps que le sommeil sera difficile à cette altitude et que nous allons solidement nous les geler cette nuit.

Première heure d'ascension que nous referons le lendemain dans le noir...
Randonné d'acclimatation vers le "high camp"
À 4:15, Batchuram, le porteur d'Annie et Nic frappe à notre porte. C'est l'heure d'aller déjeuner. Nic (le mien) n'a pas dormi, moi j'ai dormi par petits segments. Nous sommes surpris, il ne fait pas si froid, nous avons même une épaisseur de secours, si besoin. À 5:15, nous commençons à monter le segment le plus abrupt, petit pas lent à petit pas lent. J'ai le mantra tibétain qui n'arrête pas de jouer dans ma tête. Nous attteignons le "high camp" en environ une heure, le soleil se lève. On poursuit notre marche, petit pas lent à petit pas lent. Toujours le mantra tibétain qui joue inlassablement dans ma tête et qui me donne le rythme pour avancer. Notre progression semble lente, mais même si nous allons lentement, nous dépassons plusieurs marcheurs qui eux font 25 pas à un rythme rapide et s'arrêtent 5 minutes pour rattraper leur souffle. Nous, nous ne ressentons pas le besoin de prendre des pauses, nous ne sommes pas essoufflés. À un moment, Nic aperçoit les fameux drapeaux de prière qui jonchent la passe Thorung... En quatre heures de marche lente mais ininterrompue, nous avons atteint la passe Thorung à 5416 mètres d'altitude. Sentiment incroyable. Nous avons tous réussi. Dans le fort vent qui balaie la passe, nous avons célébré notre victoire avec nos amis. Photos, photos, photos, Snickers, photo! Puis commence la descente. Après 1000 mètres de montée, c'est 1600 mètres de descente qui nous attendent. Mais ça nous est égal. Nous avons franchi Thorung La pass.


Au son du mantra tibétain...

Même au milieu de nulle part, un teashop!
Nic et Annie, petit pas lent à petit pas lent

Terre promise, le sommet de la passe!
Même notre porteur Binay est fatigué
Batchuram, Binay, Julie, Nic, Annie et Nic


lundi 22 novembre 2010

Trek des Anapurnas - première partie

Nous sommes partis le 4 novembre au matin en direction de Besi Sahar, petit village d'où le trek des Anapurnas débute. Après réflexion, nous avons opté pour engager seulement un porteur plutôt qu'un trek tout organisé, nous permettant ainsi de modifier l'itinéraire si besoin. Ayant quelque peu pitié de Binay notre porteur (23 ans et plus petit que nous), nous avions réduit au minimum les effets à emporter. On suggère une deuxième paire de chaussures pour les soirées? Out! Un livre de lecture pour passer le temps? Out! Des pantalons imperméables et coupe-vent en cas de pluie... c'est la saison sèche, il ne devrait pas pleuvoir! Out! Malgré toutes ces coupures, nous appréhendions quand même la réaction du porteur. Il a affiché ce qu'on pourrait qualifier de grimace... mauvais signe, avons-nous pensé, et ce jusqu'à ce que nous réalisions que c'est son expression pour la majorité des situations. Bref, la culpabilité s'est estompée peu à peu pour disparaître complètement quand on a vu des sherpas avec au moins deux fois notre bagage sur le dos ou encore une valise à roulettes...
Notre premier pic enneigé!

De Besi Sahar, la randonnée commence tranquillement, une terrain plat avec quelques montées, ce qui nous permet de photographier à souhait le premier pic enneigé qu'on aperçoit, sous tous ses angles, à tous les tournants, à tout changement de luminosité, et ce même si on sait pertinemment que plus les jours avanceront, plus cette vue deviendra saisissante. Nous sommes surpris de la température qui ressemble à celle du Québec l'été. Nous nous attendions à avoir plus froid, mais une belle montée d'une heure en plein sous le soleil de midi nous a rappelé que c'est pas parce qu'on gèle à 5500 mètres qu'on gèle à 1000 mètres... Les premières journées de randonnée se termine vers 14:00 ou 15:00, ce qui laisse amplement le temps de lire... quand on a un livre évidemment. Le fait de ne pas en avoir a été en fait une bénédiction. Nous avons durant ces fins d'après-midi et longues soirées, développé des amitiés qui se sont avérées très enrichissantes. Dès le premier soir, nous avons rencontré Bruno et Sabine, deux habitués de l'altitude et des montagnes suisses, qui transportaient eux-mêmes leur énorme sac et qui sont devenus au fil du trek nos parrain-marraine de l'altitude avec leur judicieux conseils. Dès le troisième jour, nous avons marché en leur compagnie et avons adopté le lent mais oh combien génial rythme d'altitude, qui nous a permis de monter sans arrêt sans être essoufflés.
Se sont joints à notre groupe trois cousins français, Michel, Yann et Lucas vraiment trop drôles avec qui nous avons joué à l'universel "trou de cul" et dont le guide avait soit très mal compris ce qu'était une bonne carte ou feignait de l'ignorer... question de kharma, nous avons décidé que ce devait être naïf. Et finalement, Nic et Annie, deux Montréalais qui nous ont fait penser à nous il y a trois ans... 28 ans, parcourent l'Asie pour quelques mois. Nostalgie.
Bref, même si les soirées se finissent tôt (on est souvent tous dans nos chambres vers 20:00... quoi?! on se lève tôt et on marche toute la journée!), elles sont passées en très bonne compagnie.

Les enfants nous accueillent avec un "Namaste... sweets?"
Des mules qui reviendront avec un chargement de bière
À cette altitude, il y a encore des arbres, et Nic n'a pas encore trop de barbe

Le paysage est évidemment superbe, on longe pendant plusieurs jours une rivière turquoise d'eau de glacier qu'on traverse plusieurs fois sur des ponts suspendus qui mettent parfois à l'épreuve le vertige de Julie... Tranquillement, la végétation change, les palmiers (!) disparaissent... Et les prix de la nourriture montent! Il faut penser que tous les aliments qui ne poussent pas sur place doivent être acheminés à dos de cheval... ou d'homme, incluant les bouteilles de bières! Au début, la nourriture coûte environ 10$ par jour, tandis que la nuit dans un lodge en coûte... 3$! C'est évidemment très rustique, souvent deux lits simples en bois, toilette turque souvent à l'extérieur de la chambre, pas de chauffage et l'eau "chaude" qui devient un leurre à mesure que l'on monte.


Presqu'arrivés à Pisang
Upper Pisang, monter les marche est déjà plus difficile...

Vue du monastère de Upper Pisang

Le village d'Upper Pisang, en route vers Manang
Les drapeaux de prière du monastère d'Upper Pisang

Le matin du sixième jour, on quitte Pisang pour se rendre à Manang par la "upper road". Elle est beaucoup plus difficile que la "lower", mais la vue y serait vraiment magnifique. Ce sera un grosse journée. Huit heures de marche et on montera pour la première fois en haut des 3000 mètres. La rareté de l'oxygène va commencer à se faire sentir, les symptômes de mauvaise acclimatation commenceront à apparaître.
Le paysage était effectivement à couper le souffle. Mais avant la fin de la journée, Nic a des maux de tête et ressent beaucoup de fatigue... Heureusement qu'à Manang, une journée d'acclimatation est prévue.

En route vers Manang, 3500 mètres




À suivre...

dimanche 21 novembre 2010

Toujours en vie!

Ne vous inquietez pas, nous sommes toujours vivants! L'internet etait beaucoup trop cher et lent pendant le trek pour vous ecrire.

Nous avons termine notre trek de 18 jours, plus de nouvelles et de photos sous peu!

mercredi 3 novembre 2010

Vive le Nepal!



Namaste!

Premier bonjour du Nepal, apres deux jours a parcourir Kathmandou!

Nous somme arrives plutot fourbus et courbatures, apres avoir passe 10 heures a l'aeroport de Doha au Qatar, tentant par tous les moyens de trouver la position la moins inconfortable possible pour dormir sur une chaise une place... echec lamentable.

Premiere impression de Kathmandou : ca ressemble un peu a ce qu'on connait deja de l'Asie en un peu plus chaotique. La premiere chose qui nous a marques, c'est la conduite automobile qui semble pire qu'en Indonesie... qui etait quant a elle pire que toute l'Asie du Sud-Est! Pas de trottoirs dans les rues a Kathmandou. Les routes, ici, ca se partage : les pietons, les pousse-pousse, les velos, les motos, les voitures, les camions, sans oublier les chiens et les vaches! Tous tentent tant bien que mal de se frayer un chemin dans la melee. Ceux qui le peuvent klaxonnent pour faire savoir aux autres devant qu'ils arrivent, les voitures frolent les motos, qui frolent les pietons, qui frolent les chiens qui eux dorment paisiblement a travers tout ca... C'etait vraiment quelque chose a voir de la fenetre du taxi qui nous a emmenes de l'aeroport, mais c'etait encore mieux quand on a mis le pied dans le traffic. Cest bien la premiere fois qu'on s'est trouves pris dans un embouteillage... en tant que pietons! Sur l'echelle du chaos que Nic a elaboree, Kathmandou remporte - et de loin! - la palme!

Kathmandou, c'est la ville des sens. La vue, l'ouie, l'odorat sont simultanement stimules a un rythme effrene. Il suffit de s'arreter (si vous le pouvez!) sur un coin de rue et d'observer quelques secondes pour apercevoir des situations burlesques : un homme avec un chargement enorme sur le dos, un embouteillage monstre, une dame de 70 ans qui crache de sa fenetre, deux vaches qui mangent des ordures entre deux motos. En quelques instants, plein d'odeurs differentes peuvent se succeder : un curry qui cuit, les ordures, l'encens qui brule, le the Massala, le jus d'orange fraichement pressee, le gaz d'echappement, la bouse de vache... Et les bruits, eh bien eux, ils arrivents tous en meme temps : les klaxons (evidemment!), les chiens qui jappent, la musique qui joue a tue-tete dans les magasins de musique, la dame de 70 ans qui crache...

Kathmandou, c'est aussi les pannes de courant periodiques qui affectent un quartier apres l'autre de facon a repartir l'electricite dans toute la ville. On l'a appris de facon plutot brutale le soir de notre arrivee. L'une des premieres choses a faire lorsqu'on arrive dans un nouveau pays, aller au guichet automatique : inserer la carte, composer le NIP, entrer le montant et BZITT! Tout devient noir, le guichet mange la carte et garde l'argent...

Ce qui nous a fascine jusqu'ici, ce n'est pas tant les attractions touristiques elles-memes, mais plutot d'observer le quotidien de cette ville. Chaque instant offre au moins un evenement inusite qu'on aimerait avoir le temps de photographier.


Kathmandou nous plait bien, mais c'est tout de meme avec frenesie que nous quittons demain pour le calme des montagnes ou nous entreprendrons le circuit des Annapurna. Vous croyez qu'on ne pourra pas vous donner de nouvelles pendant ces 17 jours... detrompez-vous! Dans 4 jours on croisera un village ou internet est disponible. Et on a de la difficulte a avoir une couverture convenable de telephone cellulaire au Quebec...

P.S. Pour ceux qui ont ecoute les memes film que moi quand ils etaient petits : Vive le Nepal! Vive la Nepal!


L'un des commerce de style "trou dans le mur"



Marchands


Vu du toit notre hotel


Des enfants s'amusent dans l'un des innombrables mini-temples qu'on retrouve partout dans la ville



Une des rares coin tranquille ou on a pu s'assoir quelques instants