mercredi 2 avril 2008

Les temples d'Angkor

Notre destination finale au Cambodge : Angkor et ses temples. Cinq jours durant, à 38 degrés Celsius sous un soleil de plomb, nous avons arpenté les nombreux temples d'Angkor. Notre budget de bouteilles d'eau a d'ailleurs triplé au cours des derniers jours, la déshydratation nous guettant à tout moment.

Quand on parle des temples d'Angkor, tout le monde pense à Angkor Wat (littéralement ville-temple), temple gigantesque qui serait le plus grand édifice religieux au monde. Il est effectivement impressionnant, mais il est tellement vaste qu'il est difficile de l'apprécier dans son entier. On souhaiterait pouvoir le voir des airs, mais 100$ pour 10 minutes d'hélicoptère, c'était hors de notre budget. Toute personne qui visite Angkor Wat est obsédée par la photo parfaite prise au lever ou au coucher du soleil. Plus facile à dire qu'à faire... Il nous a fallu trois visites pour apprécier le temple et ses nombreux bas-reliefs. Et malgré ces trois visites, la photo parfaite demeure un désir inassouvi...

Mais les temples d'Angkor, c'est beaucoup plus qu'Angkor Wat. Ce sont une cinquantaine de temples, derniers vestiges de ce qui était autrefois le coeur de l'Empire Khmer. Angkor Wat est d'une grandeur bien modeste à côté de la cité murée d'Angkor Thom. En son centre, Bayon et ses 216 visages se dresse telle une montagne de pierres. Il symbolise d'ailleurs le mont Mandala qui joue un rôle important au coeur de la religion hindoue. Afin de barater l'Océan de lait pour en extraire l'elixir de vie, dieux et démons ont uni leurs efforts en enroulant un serpent géant autour du mont Mandala. En tirant tour à tour sur la tête et la queue du serpent, ils ont fait pivoter le mont s'en servant ainsi comme malaxeur. Enfin, c'est ainsi qu'on peut résumer la légende en deux phrases. Bon bon, avant de juger, allons relire la Genèse... Nous avons exploré les moindres recoins du temple, scrutés par ces énigmatiques visages qui ajoutent un côté émotionnel aux ruines. C'est une sensation indescriptible de se trouver presque seuls à Bayon peu après le lever du soleil et de voir s'éclairer les visages les uns après les autres. Il fallait fournir un effort important pour se discipliner et ne pas prendre de photo à toutes les trente secondes... Échec lamentable. C'est de loin le temple que nous avons le plus apprécié.



Bayon et quelques uns de ses 216 visages



Parler de tous les temples visités serait trop long, mais un autre vaut la peine d'être mentionné : Ta Prohm. Les cinéphiles (?) parmi vous l'auront déjà aperçu dans le chef-d'oeuvre d'Hollywood(???) Tomb Raider. Ta Prohm, c'est la victoire de la nature sur la construction de l'homme, les arbres ayant poussé sur et à travers les murs de pierres. Le temple est laissé dans un abandon contrôlé, ce qui donne l'impression de découvrir une ruine dans la jungle, tel un Indiana Jones ou une Lara Croft.

Ta Prohm


Les trois premiers jours ont été un marathon de visites de temple, moment où la chaleur était la plus intense. Heureusement, un orage s'est abattu sur la ville à la fin de la troisième journée, diminuant ainsi la température de quelques degrés et rendant les deux derniers jours plus tolérables. Ces quelques jours de chaleur étouffante sont un prélude à ce qui nous attend à Bangkok où nous retournons demain, exactement trois mois après notre arrivée le 4 janvier. Est-ce que trois mois en Asie du Sud-Est auront changé la perception initiale que nous avons eue de la ville? À suivre...

jeudi 27 mars 2008

Daisy Town

Le Cambodge est probablement le pays le moins développé de ceux que nous avons vus jusqu'ici. L'infrastructure touristique est par conséquent moins développée, ce qui signifie que visiter autre chose que Phnom Penh et les temples d'Angkor est plus compliqué. Non seulement le transport peut être plus difficile, mais les attractions sont plus subtiles. Nous avons tenté deux incursions en régions moins fréquentées, l'une dans le sud et l'autre dans le nord-est, avant de nous diriger vers le plat de résistance de l'Asie du sud-est, Angkor.
Le sud : Kampot
Située à 150 km de Phnom Penh, c'est-à-dire 4 heures d'autobus semi-climatisé, Kampot est une petite ville (village) riveraine reconnue pour son poivre. Du point de vue touristique, il n'y a rien à faire à Kampot même. L'intérêt est de visiter l'ancienne station de repos de Bokor. Construite à 1000 mètres d'altitude dans les montagnes par les Français au temps de l'Indochine, Bokor est maintenant une ville fantôme. Après une heure de montée dans la jungle, assis à l'arrière d'un pickup, nous arrivons dans cette station déserte. La brume qui est apparue en altitude ajoute à l'ambiance, bien qu'elle nous coupe complètement la vue sur l'océan. Le plus impressionnant est de se promener dans le Bokor Palace, ancien hôtel aux airs du film The Shining. Malgré les nombreuses grottes présentes dans cette région, nous ne nous sommes pas attardés davantage à Kampot. Retour vers la capitale!


Le Bokor Palace en train de se faire absorber par la brume

Le nord-est : la province de Ratanakiri

Nous n'étions pas certains de vouloir se rendre jusque dans le nord-est du Cambodge. Premièrement, il fallait faire 635 km pour se rendre à Ban Lung, la capitale provinciale, le tout sur ce qui était qualifié de rough road par la brochure touristique prise à Phnom Penh. En plus, il ne semblait pas y avoir tant de choses à faire pour justifier un aller-retour de 10 heures sur une rough road... D'un autre côté, se rendre dans le Cambodge profond serait sûrement une expérience plus authentique que de visiter les temples d'Angkor. Ne sachant vraiment pas que faire, nous avons décidé de laisser le hasard décider et de tirer à pile ou face... ce qui est plutôt difficile au Cambodge puisqu'il n'y a pas de pièces de monnaie. Une chance qu'internet existe: nous avons pu trouver un site qui nous permettait de tirer à pile ou face. Ouf! Le hasard a décidé que nous tentions notre chance!

Parenthèse ici pour vous transmettre l'état d'esprit dans lequel se trouvait Julie au moment de s'embarquer sur le bus pour 10 heures. Au fil de notre voyage, nous avons rencontré de nombreuses voyageuses qui arrivaient du Cambodge et nous racontaient que les autobus ne s'arrêtaient pas toujours dans des endroits où il y a des toilettes. "Et puis?" se demandent alors les membres de la gent masculine. Pour les femmes, c'est toujours plus complexe, quoiqu'un bon buisson assez touffu pour camoufler est toujours pratique. Le problème, c'est qu'au Cambodge, on ne s'aventure pas dans les buissons sur le bord des routes, tout simplement pour éviter de poser le pied sur une mine... Comment les madames (et les touristes terrorisées) font-elles pipi? Tout simplement en s'accroupissant, (c'est drôle ce mot-là) alignées sur le bord du bus, les fesses à l'air. Dans sa pudeur légendaire, Julie présentait un niveau de stress important, qui s'est évaporé lors du premier arrêt... dans un restaurant avec une bonne vieille toilette "turque". Fin de la parenthèse, dont l'issue est heureuse.

Onze heures après être partis de la capitale, après un trajet beaucoup moins dur qu'appréhendé (seulement 3 heures sur des routes en terre), nous arrivons au coucher du soleil dans une ville qui rapelle le far west des film de cowboys : Nic et Julie à Daisy Town. La rue principale est en terre d'un brun rouge rappelant la couleur et la consistance de la poudre da cacao. Cette terre fine se soulève en nuage au moindre véhicule qui passe et retombe sur toute la ville, s'engouffre par toutes les ouvertures pour teindre Ban Lung et ses habitants d'une couleur de chocolat. On se croirait quelque part dans la chocolaterie surréelle de Willy Wonka. Même les arbres autour de la ville sont bruns!

Downtown Ban Lung en fin de journée

Le plus intéressant de notre séjour à Ban Lung à été notre excursion de moto dans la région. Un peu comme avec les Easy Riders au Vietnam, nous sommes partis en moto avec un guide et son frère pour visiter la région. Le mot route semble ici inapproprié pour décrire les endroits ou nous sommes passés. Nous avons traversés des plantations d'hévéas (arbre à caoutchouc) et de cachous en empruntant des chemin cahoteux recouverts de la même poussière chocolat qui semble s'envoler juste à la regarder. Nous sommes allés jusqu'à un village de mineurs qui creusent le sol autour de leur maison pour trouver des pierre précieuses. Parfois ils creusent trop et le trou s'effondre sur eux nous dit notre guide. Dans ce village où il semble impossible de rester propre, nous avons l'impression d'être au tiers-monde pour la première fois de notre vie.


À la recherche de pierres précieuses en filtrant la terre. À voir le sourrire, la récolte devait être bonne ce jour-là

De retour à l'hôtel, nous sommes bicolores. La sueur et la crème solaire mélangées à la poussière ont formé un bonne couche brune qui recouvre à peu près tout notre corps et qui nécessitera plusieurs douches pour l'enlever complètement! En plus de l'expérience culturelle, la visite de plusieurs chutes et d'un lac très rafraichissant, la visite dans la province de Ratanakiri en aura valu la peine!


Deux tueurs en série? Non, deux touristes à moto au pays de la poussière...

dimanche 23 mars 2008

Phnom Penh

De Chau Doc au Vietnam, nous avons remonté le Mekong jusqu'au Cambodge. Nous avons terminé le trajet jusqu'à Phnom Phen en autobus qui, à un certain moment, a menacé de tomber en panne... le moteur manquait d'eau. L'arrivée au Cambodge s'est donc suprenamment fait sans heurt! Nous avions entendu beaucoup de commentaires peu encourrageants sur Phnom Penh, la capitale du Cambodge. Nous arrivions donc avec notre lot d'appréhensions. Les bidonvilles côtoient les quartiers plus riches, des éclopés victimes des mines anti-personnel, des infirmes et des enfants à moitié nus errent dans les rues en tendant la main à tous les touristes. Mais en dépit de tout cela, c'est l'une des grosses villes qui nous a plu le plus depuis le début de notre voyage. Plus énergisante que Ventiane, moins étouffante que Bangkok, plus sympathique que Hanoi. Bref, malgré la chaleur étouffante, nous nous sommes tout de suite sentis assez à l'aise à Phnom Penh. Preuve qu'il faut toujours attendre de voir pas soi-même pour se faire sa propre opinion... Outre le Musée National, qui regroupe les plus belles oeuvres d'art de l'époque khmère (nous aurons vu les originaux avant de voir les répliques d'Angkor...) et le palais royal, Phnom Penh est le meilleur endroit pour s'imbiber de l'histoire tragique des Khmers rouges et du génocide.



Bâtiment du palais royal

Stupa, palais royal
Capsule historique, pour ceux que ça intéresse...

Dans les années 70, en plein au coeur de la guerre du Vietnam, les Américains (et oui encore eux, ils en font fait de la merde en Asie du Sud-Est!) ont entrepris de bombarder le Cambodge dans le but d'y éliminer des camps communistes vietnamiens. Évidemment, des milliers et des milliers de civils cambodgiens en sont mort, ce qui a aidé les Khmers rouges, armée communiste cambodgienne, à recruter de plus en plus de membres. On peut donc comprendre que les Cambodgiens ont célébré l'arrivée des Khmers rouges dans la ville de Phnom Penh en 1975, marquant ainsi la chute du gouvernement qui s'était allié aux Américains. Ce qu'on ne comprend pas, c'est que quelques heures après leur entrée dans la ville, les soldats, pour la plupart de jeunes hommes d'une quinzaine d'années, ont sommé tous les habitants d'évacuer la ville, prétextant un bombardement imminent des Américains. Enfants, personnes âgées, malades, infirmes, tout le monde a dû quitter la ville par la route la plus proche et se diriger vers la campagne pour travailler tels des esclaves dans les champs. À ce moment, les banques, l'argent et même la poste ont été abolis. C'est ce qu'ils ont appelé l'an zéro du régime. Derrière tout cela, Pol Pot, un homme et son rêve fou de créer une société où la majorité des gens travaillent dans les champs, où il n'y a pas de monnaie et où seule une certaine forme de troc est permis. Tous les opposants suspectés au régime (incluant une bonne partie des intellectuels du pays, ainsi que des membres des Khmers rouges...) étaient emmenés dans des prisons spéciales, torturés puis finalement emmenés dans des champs où on les tuait d'un cou de massue derrière le cou pour épargner les munitions. Ce sont ces champs où ils ont trouvé les restes de milliers de personnes qu'ils ont appelés les killing fields.
L'un de ces killing fields, Choeung Ek, se trouve à Phnom Penh. Nous n'y sommes pas allés, mais avons décidé d'aller voir l'une des prisons où étaient emmenés les prisonniers, Tuol Sleng ou S-21. C'est de toute évidence l'une des visites les plus troublantes de toute ma vie. La prison était située dans une ancienne école, vous pouvez donc imaginer l'ambiance qui y règne. Des salles de classes transformées en cellules minuscules où on peut encore apercevoir des traces de sang, ancienne balançoire transformée en instrument de torture où ils suspendaient les prisonniers... Des 20 000 prisonniers qui y ont été emmenés, seulement 7 en sont sortis vivants. Les Khmers rouges gardaient des dossiers et sur chacun des prisonniers. Les photos de plusieurs prisonniers sont exposés, hommes, femmes, enfants, bébés, vieillards... Suite à ces années de bombardement et de génocide, la population du Cambodge serait passée de 8 à 6 millions...


Prison S-21, salles de classes transformée en cellules

J'en entends déjà certains dire que c'est vraiment déplacé d'aller visiter un tel site. Et bien je crois que pour essayer de mieux comprendre un pays que l'on visite, il faut essayer d'en comprendre les belles et les moins belles choses. Ce génocide fait partie de leur histoire et ils en portent encore les marques. Je ne vous cache pas que j'ai trouvé ça macabre, et je ne vous cacherai pas non plus qu'en écoutant notre guide nous dire que toute sa famille y est morte et qu'elle, séparée de sa famille, a survécu, j'ai ravallé mes larmes plus d'une fois.

jeudi 20 mars 2008

Méli-mélo vietnamien

Fidèles à notre habitude, voilà un méli-mélo de faits intéressants sur notre séjour au Vietnam!

-Nombre maximum de personnes permis sur une moto d'après la loi : 2
-Nombre maximum de personnes observés sur une moto : 6
-Chargements typiques observés sur des motos : poules, cochonets, meubles, boîtes, paquets de bambous de 3 mètres, réservoirs à propane.
-Deuxième place du concours des chargements les plus étranges observés sur des motos : un chauffe-eau.
-Première place du concours des chargements les plus étranges observés sur des motos : une vache!!!

-Au Vietnam, les billets abîmés de grosses coupures (100 000 dongs = 6 $ US...) ne peuvent être utilisés et doivent être échangés à la banque... avec des frais de 4000 dongs.
-Les plus longs mots vietnamiens n'ont que 6 lettres.
-Comment juger d'un bon restaurant d'après un Vietnamien? En regardant la quantité de déchets qui jonchent le plancher autour des tables. Comme les Vietnamiens jettent tout sur le sol, beaucoup de déchets veut dire beaucoup de clients, donc bonne nourriture
-Au Vietnam, 70% des gens porteraient le nom de Nguyen et 70% des gens ne paient pas d'impôts. Aucun lien entre les deux...
-Les Vietnamiens sont très travaillants. Une journée de 12 heures et une semaine de 6 jours semblent choses courantes.
-Quand on parle de la guerre du Vietnam à un Vietnamien, il nous répond : "Laquelle?" Ici, notre guerre du Vietnam s'appelle la guerre américaine. Parler de la guerre du Vietnam au Vietnam, c'est comme parler du pain français en France...

Nos impressions du Vietnam? C'est un très beau pays riche en attractions et probablement le plus intéressant des trois visités jusqu'ici. Il est facile d'y voyager, enfin si on suit l'itinéraire tracé pour les touristes. Si on veut en sortir, c'est cependant beaucoup plus compliqué et plus cher qu'en Thailande. Tout peut même s'organiser de la chambre d'hôtel : billet de bus ou train, visites, visa... Bref, de quoi devenir un voyageur paresseux. La grosse déception : les Vietnamiens. Nous en avons rencontrés de bien sympathiques, mais en général, le lien avec les touristes est purement mercantile. L'éternel sourire et gentillesse des Laotiens et Thailandais ne passent pas la frontière du Vietnam... Enfin, c'est ce qu'on a vécu.

Où sommes-nous maintenant? Nous avons remonté le Mékong de la ville de Chau Doc au Vietnam jusqu'a Phnom Penh, capitale du Cambodge. Il ne reste qu'un mois à notre voyage. Il ne reste qu'un mois pour que les 4,5 mètres (et plus...) de neige fondent!

Julie et Nicolas

mercredi 19 mars 2008

Dernière semaine au Vietnam

Notre aventure de moto s'est terminée dans la capitale des hauts plateaux, Buon Me Thot. De cet endroit, nous devions prendre un autobus de nuit jusqu'à Ho Chi Mihn Ville (Saigon avant 1975).

Bus de nuit, épisode 3: A new hope

Il ne restait plus d'autobus avec des couchettes, nous étions donc forcés de prendre un bus assis. De plus, nous partions de Buon Me Thot, ville ou nous n'avons croisé aucun occidentaux et où les gens se retournent sur notre passage. Nous savions que nous serions les seuls blancs, personne ne nous supporterait pour convaincre le chauffeur d'arrêter l'infâme musique. Nous nous disions quand même avec espoir qu'au moins dans un autobus assis, toutes les places sont de la même grandeur... Toutes, sauf cinq places dans le fond de l'autobus, dont nos deux places. Le chauffeur devait chercher une façon de se suicider à en juger par sa conduite, le sommeil a été très léger.

Saigon

Nous sommes arrivés à Saigon à 4h30 du matin, fourbus. Un taxi nous a laissés dans le coin des hôtels budgets, près d'un bar où des occidentaux finissaient la "soirée". Assis sur un petit banc dans la rue, nous avons pris un café sucré pour tenter de garder l'oeil ouvert jusqu'à l'ouverture des hôtels. Heureusement, vers 5h30 une dame nous a vus et nous a dit qu'elle avait un hôtel a trois pas d'où nous étions. La chambre était petite, avait une fenêtre qui donnait sur l'escalier, mais elle avait un lit, c'est ce qui comptait. À notre réveil, nous avons quand même pu constater que la chambre était propre et faisait bien l'affaire!

Notre dernière semaine au Vietnam a été guidée par deux forces: notre désir d'aller se reposer sur une plage et notre visa auquel il ne restait que 7 jours et que nous n'avons pas réussi à allonger (7 jours ouvrables pour une extension, quand même...). Cette dernière semaine a donc été condensée: tunnel de Cu Chi, deux jours dans le delta du Mekong et oh bonheur! trois jours de dolce vita à Phu Quoc, une île au large du Vietnam!

Saigon: 7 million d'habitants (officiellement en tout cas), 3,5 millions de motos. Traverser la rue quand 200 motos fondent vers nous peut demander beaucoup de courage, mais étrangement, la ville et la circulation nous ont paru moins cahotiques qu'à Hanoi. C'est sûr qu'il y a plus de motos, mais on voit moins de choses étranges. Personne ne transporte de chauffe-eau sur sa moto ici... Les vendeurs itinérants sont moins aggressants, un seul non suffit à s'en défaire.

Nous nous sommes éduqués sur la guerre du Vietnam en allant voir le musée de la guerre et les tunnels de Cu Chi, creusés par les Viet Congs durant la guerre d'Indochine et celle contre les Américains. 250 km de tunnels équipés de piège, de cheminées pour la fumée, de puits d'aération : ils se sont battus avec acharnement!


Ouille! C'est petit!



La partie la plus large du tunnel. Julie sue à grosses gouttes et ne peut croire que les Viet Congs s'y cachaient toute la journée et y trimbalaient des armes...

Le delta du Mekong nous a plutôt laissés sur notre faim. On y a vu un de nombreux marchés flottants où plusieurs bateaux s'échangent des marchandises tôt le matin. De l'eau, des cultures, des fruits en abondance, des maisons sur pilotis, voilà.

Marché flottant de Can Tho. Les gens accrochent les marchandises
qu'ils vendent sur des tiges de bambou.

Enfin le repos!

Après deux mois et demi de trotte ininterrompue, nous avions besoin de vrai repos, de quelques jours à ne rien faire, bref, on avait besoin de vacances dans nos vacances. Trois jours sur les plages quasi désertes de Phu Quoc nous ont juste donné le goût de rester trois jours de plus! Pas de visite de fabrique de sauce de poisson ou à la ferme de perles. Plage, baignade, une demi-journée de plongée et beaucoup de soleil ont été nos activités. Sans oublier nos 5 à 7 quotidiens au coucher de soleil sur la plage. On dit que Phu Quoc est comme les îles de la Thailande il y a 20 ans, si c'est vrai, la Thailande devait être tranquille en ce temps-là. La plongée nous à confirmé que le Vietnam n'est pas une destination pour les plongeurs: c'était bien, sans plus. Le Saint-Laurent est beaucoup plus intéressant (quoique beaucoup plus froid...)! Et on ne parle pas des Îles Similan en Thailande...



Plage quasi-déserte et 5 à 7 détente
Nic et Julie