jeudi 17 avril 2008

Le mot de la fin

Bangkok. 17 avril 2008. 16:20.

Nous sommes maintenant arrivés au terme de notre périple de quinze semaines en Asie du Sud-Est. En quinze semaines, nous avons parcouru 4 pays où nous avons découvert des endroits exceptionnels, des goûts nouveaux, rencontrés pleins de gens, touristes et locaux, découvert leur culture, leur histoire, leurs drames. Nous avons eu la chance de vivre une expérience unique que nous avons pris plaisir à partager avec vous. Merci de nous avoir lus assidument, merci à ceux qui nous ont écrit des commentaires, via le blog ou par email, qui ont toujours été très appréciés.

L'Asie du Sud-Est, qu'est-ce que ça nous laisse comme souvenir? En quelques mots. L'Asie du Sud-Est, c'est les fruits tropicaux à prix dérisoire qu'on nous vend sur le bord de la rue. C'est les rues bondées de tuk tuk et de motos. C'est les toilettes squat, le tuyau pour se rincer les fesses et le papier de toilette rose. C'est les food stalls où on peut manger pour presque rien. C'est les déchets qui jonchent le sol. C'est le karaoke. C'est l'impression que personne ne nous ignore parce qu'on est blancs. C'est l'impression que tout le monde nous ignore car il n'y a pas de files aux comptoirs. Cest le café glacé. C'est les marchés de toutes sortes. C'est les autobus en retard. C'est les fried noodles. C'est les wat et les moines. C'est les gougounes. C'est les banana pancakes. C'est la soie. C'est le riz. C'est les fruits shakes. C'est les bambous. C'est les trous dans les trottoirs où on manque se tuer. C'est cinq personnes sur une moto. C'est quinze personnes dans un pickup. C'est les bananiers qui poussent comme de la mauvaise herbe. C'est chaud (sauf Hanoi!). C'est pas cher. C'est pauvre. C'est la guérison après la guerre. C'est le monde de la contrefaçon de vêtements, DVD et autres.

C'est fini...

Notre avion part dans sept heures, on attend!
À bientôt!

Nic et Julie

L'Île aux Tortues

Koh Tao ou l'Île au Tortues. C'est là que nous avons passé notre dernière semaine, où détente et plongée étaient au menu. Il y a quelques années, l'accès à cette île était réservé aux plongeurs. De nos jours, la majorité des touristes y sont toujours pour plonger et surtout pour y suivre des cours, autant amateur que professionnel. Avec raison, la plongée y est vraiment exceptionnelle!

Nous avions d'abord planifié plonger 5 jours sur les huit que nous passions sur l'île. Lors de notre première journée, nous avons cependant constaté que bien que la plage soit belle, la mer invite peu à la baignade. Il faut marcher environ 100 mètres avant d'avoir de l'eau jusqu'aux genoux et à partir de ce moment on commence à piétiner du corail. Ceci confirme donc une de nos théories : bonne plongée implique moins bonne baignade, et vice-versa. Voyant cela, nous avons donc opté pour 6 jours de plongée, les 2 autres journées étant réservées au nouvel an thai et à la convalescence du lendemain.

Les plongées étaient vraiment sensationnelles (pas de photos cette fois-ci, mais nous avons un vidéo à vous montrer, pour les intéressés). Visibilité superbe, plein de vie, conditions idéales!Malheureusement, un événement est venu changer nos plans... Lors de la première plongée (oui, oui, première!), mes deux palmes trop grandes ont fui mes pieds au moment de la mise à l'eau. Un membre de l'équipage m'a donc tendu une paire plus petite que j'ai eu peine à enfiler. C'est seulement quinze minutes après le début de la plongée, à 100 pieds de profondeur et au prix de crampes douloureuses que j'ai réalisé que les palmes étaient dépareillées... une de taille 5-6 et l'autre 3 1/2-4 1/2... J'ai donc dû palmer frénétiquement de la jambe portant la palme la plus grande, et je suis remontée avec une bonne ampoule sur un orteil. Trois jours plus tard, l'orteil est enflé, rouge, douloureux et un cordon rouge s'étend sur le dessus de mon pied. Le problème en région tropicale, les plaies s'infectent... Une visite à la clinique me l'a confirmé : infection, antibiotique et interdiction de plonger... On aura au moins eu trois jours de plongée à se mettre sous la dent.

Lors de notre passage dans le sud de la Thailande en janvier, nos n'avions pas goûté à l'ambiance des îles et nous ne comprenions pas comment les gens pouvaient y rester des semaines. On a maintenant compris. Sur la plage principale de Koh Tao, les petits hôtels, boutiques de plongée, restaurants et bars se sont installés à la place des gros complexes hôteliers qui défigurent habituellement les plages. Si le jour la plage est presque déserte (tout le monde est sous l'eau!), elle s'anime le soir alors que tous les restaurants et bars installent des tables et coussins sur la plage. Au coucher du soleil, les lanternes s'allument et les jongleurs de feu amusent le public. Certains restaurants sortent un BBQ sur la plage, étalent fruits de mer et brochettes qu'ils font griller selon nos désirs. Bref, l'ambiance est magique. Être venus il y a quelques années (ou au début de notre voyage), nous aurions peut-être fait comme la plupart de nos guides de plongée, s'éterniser plusieurs semaines à Koh Tao et devenir guides... Ils ont en effet tous la même histoire : ils étaient en voyage pour une longue période, sont arrivés à Koh Tao en croyant y rester une semaine, ne sachant peu ou pas plonger. Ils y sont depuis des mois et travaillent comme divemasters. Nous plongions même depuis plus longtemps que certains de nos guides...

Jongleur de feu

Le 13 avril, c'était le nouvel an thai ou Songkran. Les Thais ont une façon très particulière de célébrer leur nouvel an. Partout dans les rues, les gens se promènent avec fusils à eau, chaudière ou tout autre dispositif ou récipient permettant d'arroser les autres et la journée se transforme en guerre d'eau. Impossible de rester sec! Nous avons donc participé allégrement à l'activité! Il fait de toute façon tellement chaud, qu'on accepte volontiers de se faire arroser. La plage s'est littéralement transformée en champ de bataille puis en piste de danse jusqu'à 6 heures du matin. Malheureusement pour nous qui n'avons pas célébré aussi tard, la piste de danse était située juste à côté de notre hôtel...



Nic, prêt à passer à l'action

Pour notre dernière journée, nous avons fait de l'apnée autour de l'île et pour se distinguer de ceux qui nagent avec les dauphins, nous avons nagé avec les requins. Des bébés, mais quand même!

Jour après jour, Koh Tao nous a donné les plus beaux couchers de soleil de notre vie!

lundi 7 avril 2008

Bangkok - Same same, but different...

Il y a trois mois, quand nous sommes arrivés à Bangkok, nous avions été plutôt intimidés par le bruit, le traffic, la saleté, la chaleur et le cahos qui semblaient régner dans cette métrolpole et capitale de la Thailande. L'impression laissée par cette ville n'était pas très bonne et nous appréhendions quelque peu notre retour. Trois mois et quatre pays plus tard, nous passons la frontière Cambodge-Thailande comme des pros. On connaît maintenant pas mal toutes les techniques pour qu'un voyageur se départisse semi-volontairement d'un peu d'argent et nous contournons les obstacles tels des initiés!

-Sir, minibus to Bangkok? Very good for you!
-No thank you, government bus, comfortable and cheap!

Nous arrivons donc à Bangkok et quelle surprise! La Thailande est tellement propre après le Cambodge, tellement ordonnée et tranquille après le Vietnam, tellement occidentale après l'Asie du sud-est! C'est presque comme revenir chez nous: il a des McDo, des 7 eleven, presque pas de motos, pas de klaxons et pas de détritus sur le sol (enfin, selon nos nouveaux standards). Traverser la rue? Bah, facile ici. Les vendeurs et les chauffeurs de tuk tuk? Trop facile de s'en débarrasser! Bref, notre deuxième opinion de Bangkok est bien différente de la première!
Bangkok est une ville dynamique et moderne. Bien que très étendue, il y a plusieurs options pour se déplacer, le transport en commun n'est pas limité au tuk-tuk comme c'est le cas dans la plupart des autres villes où nous sommes allés. Taxi, tuk-tuk, skytrain, métro, autobus et bateau, les choix ne manquent pas. En plus, un tour de bateau et de skytrain font faire un bon survol des différentes facettes de la ville. Siam Square, l'ultramoderne coin des centres commerciaux pour riches et des cinémas fait paraître Montréal comme une petite ville de région. Le vieux quartier où se trouvent le Palais royal et les principaux monuments historiques abrite aussi la rue Khao San, le refuge par excellence des backpackers. Sur Khao San et autour sont concentrés la majorité des hôtels, restaurants, bars et boutiques. L'ambiance le soir tombé est celle d'une discothèque à ciel ouvert mélangée à un marché. Quand le bruit et la foule de touristes commencent à être trop agressants, il n'y a qu'à se déplacer dans la rue voisine et l'ambience devient plus intime.


Un bucket sur la rue Khao San : whisky thai, coke et redbull dans une chaudière, le tout pour 6$


Une fois les principales attractions culturelles visitées, Bangkok nécessite de bonnes séquences de magasinage. Nous avons pu nous réfugier à l'air climatisé dans les centres commerciaux de Siam Square. C'est plutôt intrigant d'entrer dans l'un des centres d'achats de Siam Square. Tout est propre, strérile presque. Les corridors sont vides et toutes les boutiques vendent uniquement les grandes marques: Prada, Burberry, Louis Vuitton, etc. Et les prix sont comme chez nous, sinon plus chers. Qui magasine ici? Un seul centre commercial comme celui-là, on peut comprendre, mais c'est qu'il y en a plusieurs autres. Juste à coté, le MBK, le vrai centre commercial pour le commun des mortels: un bazar de six étages à l'air climatisé, c'est la meilleur description. Mais le mammouth, le Moby Dick du shopping, c'est le marché de la fin de semaine. Le grand bazar en Turquie fait figure de magasin général face au marché Chatuchak de Bangkok. C'est un dédale de boutiques où on peut trouver de tout! Je cois qu'on peut y retrouver tous les types de souvenirs achetés dans les quatre pays que nous avions visités, et pourtant, ce n'est pas un marché pour les touristes. Nous avons erré 5 heures dans ce monstre, tentant de ne pas trop revenir sur nos pas, et nous n'avons réussi qu'à n'en couvrir qu'une partie.

Dans quelques heures, nous partons pour l'île de Koh Tao dans le sud de la Thailande. Après les îles Similan, ce serait la meilleur destination de plongée du pays. Nous passerons notre dernière semaine à alterner entre plage et plongée. La partie culturelle de notre voyage se termine, il ne reste que de la détente!

Fresque de Wat Phra Kaew, le temple royal

Ornementation de Wat Phra Kaew, le temple royal

Nic et Julie

mercredi 2 avril 2008

Les temples d'Angkor

Notre destination finale au Cambodge : Angkor et ses temples. Cinq jours durant, à 38 degrés Celsius sous un soleil de plomb, nous avons arpenté les nombreux temples d'Angkor. Notre budget de bouteilles d'eau a d'ailleurs triplé au cours des derniers jours, la déshydratation nous guettant à tout moment.

Quand on parle des temples d'Angkor, tout le monde pense à Angkor Wat (littéralement ville-temple), temple gigantesque qui serait le plus grand édifice religieux au monde. Il est effectivement impressionnant, mais il est tellement vaste qu'il est difficile de l'apprécier dans son entier. On souhaiterait pouvoir le voir des airs, mais 100$ pour 10 minutes d'hélicoptère, c'était hors de notre budget. Toute personne qui visite Angkor Wat est obsédée par la photo parfaite prise au lever ou au coucher du soleil. Plus facile à dire qu'à faire... Il nous a fallu trois visites pour apprécier le temple et ses nombreux bas-reliefs. Et malgré ces trois visites, la photo parfaite demeure un désir inassouvi...

Mais les temples d'Angkor, c'est beaucoup plus qu'Angkor Wat. Ce sont une cinquantaine de temples, derniers vestiges de ce qui était autrefois le coeur de l'Empire Khmer. Angkor Wat est d'une grandeur bien modeste à côté de la cité murée d'Angkor Thom. En son centre, Bayon et ses 216 visages se dresse telle une montagne de pierres. Il symbolise d'ailleurs le mont Mandala qui joue un rôle important au coeur de la religion hindoue. Afin de barater l'Océan de lait pour en extraire l'elixir de vie, dieux et démons ont uni leurs efforts en enroulant un serpent géant autour du mont Mandala. En tirant tour à tour sur la tête et la queue du serpent, ils ont fait pivoter le mont s'en servant ainsi comme malaxeur. Enfin, c'est ainsi qu'on peut résumer la légende en deux phrases. Bon bon, avant de juger, allons relire la Genèse... Nous avons exploré les moindres recoins du temple, scrutés par ces énigmatiques visages qui ajoutent un côté émotionnel aux ruines. C'est une sensation indescriptible de se trouver presque seuls à Bayon peu après le lever du soleil et de voir s'éclairer les visages les uns après les autres. Il fallait fournir un effort important pour se discipliner et ne pas prendre de photo à toutes les trente secondes... Échec lamentable. C'est de loin le temple que nous avons le plus apprécié.



Bayon et quelques uns de ses 216 visages



Parler de tous les temples visités serait trop long, mais un autre vaut la peine d'être mentionné : Ta Prohm. Les cinéphiles (?) parmi vous l'auront déjà aperçu dans le chef-d'oeuvre d'Hollywood(???) Tomb Raider. Ta Prohm, c'est la victoire de la nature sur la construction de l'homme, les arbres ayant poussé sur et à travers les murs de pierres. Le temple est laissé dans un abandon contrôlé, ce qui donne l'impression de découvrir une ruine dans la jungle, tel un Indiana Jones ou une Lara Croft.

Ta Prohm


Les trois premiers jours ont été un marathon de visites de temple, moment où la chaleur était la plus intense. Heureusement, un orage s'est abattu sur la ville à la fin de la troisième journée, diminuant ainsi la température de quelques degrés et rendant les deux derniers jours plus tolérables. Ces quelques jours de chaleur étouffante sont un prélude à ce qui nous attend à Bangkok où nous retournons demain, exactement trois mois après notre arrivée le 4 janvier. Est-ce que trois mois en Asie du Sud-Est auront changé la perception initiale que nous avons eue de la ville? À suivre...

jeudi 27 mars 2008

Daisy Town

Le Cambodge est probablement le pays le moins développé de ceux que nous avons vus jusqu'ici. L'infrastructure touristique est par conséquent moins développée, ce qui signifie que visiter autre chose que Phnom Penh et les temples d'Angkor est plus compliqué. Non seulement le transport peut être plus difficile, mais les attractions sont plus subtiles. Nous avons tenté deux incursions en régions moins fréquentées, l'une dans le sud et l'autre dans le nord-est, avant de nous diriger vers le plat de résistance de l'Asie du sud-est, Angkor.
Le sud : Kampot
Située à 150 km de Phnom Penh, c'est-à-dire 4 heures d'autobus semi-climatisé, Kampot est une petite ville (village) riveraine reconnue pour son poivre. Du point de vue touristique, il n'y a rien à faire à Kampot même. L'intérêt est de visiter l'ancienne station de repos de Bokor. Construite à 1000 mètres d'altitude dans les montagnes par les Français au temps de l'Indochine, Bokor est maintenant une ville fantôme. Après une heure de montée dans la jungle, assis à l'arrière d'un pickup, nous arrivons dans cette station déserte. La brume qui est apparue en altitude ajoute à l'ambiance, bien qu'elle nous coupe complètement la vue sur l'océan. Le plus impressionnant est de se promener dans le Bokor Palace, ancien hôtel aux airs du film The Shining. Malgré les nombreuses grottes présentes dans cette région, nous ne nous sommes pas attardés davantage à Kampot. Retour vers la capitale!


Le Bokor Palace en train de se faire absorber par la brume

Le nord-est : la province de Ratanakiri

Nous n'étions pas certains de vouloir se rendre jusque dans le nord-est du Cambodge. Premièrement, il fallait faire 635 km pour se rendre à Ban Lung, la capitale provinciale, le tout sur ce qui était qualifié de rough road par la brochure touristique prise à Phnom Penh. En plus, il ne semblait pas y avoir tant de choses à faire pour justifier un aller-retour de 10 heures sur une rough road... D'un autre côté, se rendre dans le Cambodge profond serait sûrement une expérience plus authentique que de visiter les temples d'Angkor. Ne sachant vraiment pas que faire, nous avons décidé de laisser le hasard décider et de tirer à pile ou face... ce qui est plutôt difficile au Cambodge puisqu'il n'y a pas de pièces de monnaie. Une chance qu'internet existe: nous avons pu trouver un site qui nous permettait de tirer à pile ou face. Ouf! Le hasard a décidé que nous tentions notre chance!

Parenthèse ici pour vous transmettre l'état d'esprit dans lequel se trouvait Julie au moment de s'embarquer sur le bus pour 10 heures. Au fil de notre voyage, nous avons rencontré de nombreuses voyageuses qui arrivaient du Cambodge et nous racontaient que les autobus ne s'arrêtaient pas toujours dans des endroits où il y a des toilettes. "Et puis?" se demandent alors les membres de la gent masculine. Pour les femmes, c'est toujours plus complexe, quoiqu'un bon buisson assez touffu pour camoufler est toujours pratique. Le problème, c'est qu'au Cambodge, on ne s'aventure pas dans les buissons sur le bord des routes, tout simplement pour éviter de poser le pied sur une mine... Comment les madames (et les touristes terrorisées) font-elles pipi? Tout simplement en s'accroupissant, (c'est drôle ce mot-là) alignées sur le bord du bus, les fesses à l'air. Dans sa pudeur légendaire, Julie présentait un niveau de stress important, qui s'est évaporé lors du premier arrêt... dans un restaurant avec une bonne vieille toilette "turque". Fin de la parenthèse, dont l'issue est heureuse.

Onze heures après être partis de la capitale, après un trajet beaucoup moins dur qu'appréhendé (seulement 3 heures sur des routes en terre), nous arrivons au coucher du soleil dans une ville qui rapelle le far west des film de cowboys : Nic et Julie à Daisy Town. La rue principale est en terre d'un brun rouge rappelant la couleur et la consistance de la poudre da cacao. Cette terre fine se soulève en nuage au moindre véhicule qui passe et retombe sur toute la ville, s'engouffre par toutes les ouvertures pour teindre Ban Lung et ses habitants d'une couleur de chocolat. On se croirait quelque part dans la chocolaterie surréelle de Willy Wonka. Même les arbres autour de la ville sont bruns!

Downtown Ban Lung en fin de journée

Le plus intéressant de notre séjour à Ban Lung à été notre excursion de moto dans la région. Un peu comme avec les Easy Riders au Vietnam, nous sommes partis en moto avec un guide et son frère pour visiter la région. Le mot route semble ici inapproprié pour décrire les endroits ou nous sommes passés. Nous avons traversés des plantations d'hévéas (arbre à caoutchouc) et de cachous en empruntant des chemin cahoteux recouverts de la même poussière chocolat qui semble s'envoler juste à la regarder. Nous sommes allés jusqu'à un village de mineurs qui creusent le sol autour de leur maison pour trouver des pierre précieuses. Parfois ils creusent trop et le trou s'effondre sur eux nous dit notre guide. Dans ce village où il semble impossible de rester propre, nous avons l'impression d'être au tiers-monde pour la première fois de notre vie.


À la recherche de pierres précieuses en filtrant la terre. À voir le sourrire, la récolte devait être bonne ce jour-là

De retour à l'hôtel, nous sommes bicolores. La sueur et la crème solaire mélangées à la poussière ont formé un bonne couche brune qui recouvre à peu près tout notre corps et qui nécessitera plusieurs douches pour l'enlever complètement! En plus de l'expérience culturelle, la visite de plusieurs chutes et d'un lac très rafraichissant, la visite dans la province de Ratanakiri en aura valu la peine!


Deux tueurs en série? Non, deux touristes à moto au pays de la poussière...