C'est fini...
Notre avion part dans sept heures, on attend!
À bientôt!
Nic et Julie
Jour après jour, Koh Tao nous a donné les plus beaux couchers de soleil de notre vie!

Un bucket sur la rue Khao San : whisky thai, coke et redbull dans une chaudière, le tout pour 6$
Fresque de Wat Phra Kaew, le temple royal
Ornementation de Wat Phra Kaew, le temple royal
Notre destination finale au Cambodge : Angkor et ses temples. Cinq jours durant, à 38 degrés Celsius sous un soleil de plomb, nous avons arpenté les nombreux temples d'Angkor. Notre budget de bouteilles d'eau a d'ailleurs triplé au cours des derniers jours, la déshydratation nous guettant à tout moment.
Quand on parle des temples d'Angkor, tout le monde pense à Angkor Wat (littéralement ville-temple), temple gigantesque qui serait le plus grand édifice religieux au monde. Il est effectivement impressionnant, mais il est tellement vaste qu'il est difficile de l'apprécier dans son entier. On souhaiterait pouvoir le voir des airs, mais 100$ pour 10 minutes d'hélicoptère, c'était hors de notre budget. Toute personne qui visite Angkor Wat est obsédée par la photo parfaite prise au lever ou au coucher du soleil. Plus facile à dire qu'à faire... Il nous a fallu trois visites pour apprécier le temple et ses nombreux bas-reliefs. Et malgré ces trois visites, la photo parfaite demeure un désir inassouvi...
Bayon et quelques uns de ses 216 visages
Parler de tous les temples visités serait trop long, mais un autre vaut la peine d'être mentionné : Ta Prohm. Les cinéphiles (?) parmi vous l'auront déjà aperçu dans le chef-d'oeuvre d'Hollywood(???) Tomb Raider. Ta Prohm, c'est la victoire de la nature sur la construction de l'homme, les arbres ayant poussé sur et à travers les murs de pierres. Le temple est laissé dans un abandon contrôlé, ce qui donne l'impression de découvrir une ruine dans la jungle, tel un Indiana Jones ou une Lara Croft.
Ta Prohm
Le Bokor Palace en train de se faire absorber par la brume
Le nord-est : la province de Ratanakiri
Nous n'étions pas certains de vouloir se rendre jusque dans le nord-est du Cambodge. Premièrement, il fallait faire 635 km pour se rendre à Ban Lung, la capitale provinciale, le tout sur ce qui était qualifié de rough road par la brochure touristique prise à Phnom Penh. En plus, il ne semblait pas y avoir tant de choses à faire pour justifier un aller-retour de 10 heures sur une rough road... D'un autre côté, se rendre dans le Cambodge profond serait sûrement une expérience plus authentique que de visiter les temples d'Angkor. Ne sachant vraiment pas que faire, nous avons décidé de laisser le hasard décider et de tirer à pile ou face... ce qui est plutôt difficile au Cambodge puisqu'il n'y a pas de pièces de monnaie. Une chance qu'internet existe: nous avons pu trouver un site qui nous permettait de tirer à pile ou face. Ouf! Le hasard a décidé que nous tentions notre chance!
Parenthèse ici pour vous transmettre l'état d'esprit dans lequel se trouvait Julie au moment de s'embarquer sur le bus pour 10 heures. Au fil de notre voyage, nous avons rencontré de nombreuses voyageuses qui arrivaient du Cambodge et nous racontaient que les autobus ne s'arrêtaient pas toujours dans des endroits où il y a des toilettes. "Et puis?" se demandent alors les membres de la gent masculine. Pour les femmes, c'est toujours plus complexe, quoiqu'un bon buisson assez touffu pour camoufler est toujours pratique. Le problème, c'est qu'au Cambodge, on ne s'aventure pas dans les buissons sur le bord des routes, tout simplement pour éviter de poser le pied sur une mine... Comment les madames (et les touristes terrorisées) font-elles pipi? Tout simplement en s'accroupissant, (c'est drôle ce mot-là) alignées sur le bord du bus, les fesses à l'air. Dans sa pudeur légendaire, Julie présentait un niveau de stress important, qui s'est évaporé lors du premier arrêt... dans un restaurant avec une bonne vieille toilette "turque". Fin de la parenthèse, dont l'issue est heureuse.
Downtown Ban Lung en fin de journée
À la recherche de pierres précieuses en filtrant la terre. À voir le sourrire, la récolte devait être bonne ce jour-là
De retour à l'hôtel, nous sommes bicolores. La sueur et la crème solaire mélangées à la poussière ont formé un bonne couche brune qui recouvre à peu près tout notre corps et qui nécessitera plusieurs douches pour l'enlever complètement! En plus de l'expérience culturelle, la visite de plusieurs chutes et d'un lac très rafraichissant, la visite dans la province de Ratanakiri en aura valu la peine!
Deux tueurs en série? Non, deux touristes à moto au pays de la poussière...