jeudi 14 février 2008

Plain of Jars à Vang Vieng

La plaines des jarres

Nous avions lu dans notre guide qu'il y avait, au centre du Laos, un site intéressant où se trouvent des centaines de jarres sculptées dans la roche. Malheureusement, pour visiter ce site, il nous fallait faire 11 heures d'autobus de Luang Prabang pour y arriver, puis 10 heures pour revenir vers Vang Vieng, notre prochaine destination. Quand nous avons trouvé un tour qui y allait en trois jours et qui nous permettait de visiter autre chose que les jarres, nous sommes sautés sur l'occasion! Ce fut une introduction au voyage organisé... Par un étrange hasard, nous nous sommes retrouvés avec deux couples de Québecois à la retraite, un Suisse français et un Allemand qui parlait bien français. Bon, nous ne pouvions désormais plus parler du monde dans leur face!

La plaine des jarres désigne en fait une douzaine de sites plus au moins rapprochés de la ville de Phonsavan dans la région de Xien Khuang (voir message précédant pour la triste histoire de cette région). L'origine des jarres et leur utilité sont inconnues, mais elles dateraient d'environ 2000 ans. On suppose qu'elles servaient de tombeau ou de sarcophage, ou encore de pots pour faire fermenter l'alcool. La plus gosse jarre pèserait 6 tonnes, on se demande donc comment elles ont été transportées jusque là. C'est un peu comme un Stonehenge Lao...


Le paysage pour se rendre à Phonsavan était à couper le souffle (et à donner mal au coeur...). La route passe à flanc de montagne et les lignes droites sont plutôt rares.

Nous avons vraiment apprécié d'avoir un guide, surtout quand nous avons visité le marché local. Ce n'était pas la première fois que nous faisions le tour d'un marché, mais pour une fois, nous savions ce que nous regardions! C'est incroyable tout ce qu'on trouve dans ces marchés. Bien sûr il y a les légumes, fruits et viandes qu'on connaît mieux au Québec, mais nous avons pu goûter et observer plusieurs denrées plus exotiques. Parmi les plus étranges, il y a les pots de martinets (un oiseau) en train de mariner dans je ne sais quoi (pas tellement appétissant, on n'y a pas goûté), les rats vivants, du singe séché, les classiques vers blancs et autres insectes (Julie a goûté aux vers, elle est courageuse).

Vang Vieng

Notre étape suivante était la ville de Vang Vieng, située entre Luang Prabang et Ventiane. Avec sa rivière, ses montagnes de calcaire aux formes étranges et aux parois abruptes, ses innombrables grottes et la forêt qui est omniprésente, on s'attendrait à ce que Vang Vieng soit la capitale du sport d'aventure et du plein air. C'est un peu vrai, mais cet aspect est masqué par un air de camp de vacances pour attardés. C'est que la ville est envahie par une bande de touristes sur la party pour lesquels les deux seules activités possibles sont le tubing (activité qui consiste à se laisser flotter comme une larve boutonneuse sur une chambre à air avec une bouteille de bière entre les mains pendant trois heures) ou de s'évacher dans un tas de coussins dans un des multiples resto-bar qui projettent films ou séries tv du matin au soir en consommant des happy cocktails (lire enrichis de pot ou autre...). Beuh...

Nous n'avons pas aimé la ville, mais le paysage fantastique nous empêchait de partir. Pour échapper à tout cela, nous nous sommes inscrits à une randonnée de deux jours, et quelle merveilleuse idée ce fut! Nous avons marché jusque dans une petite plaine entourrée de montagnes puis avons picniqué près d'une chute qui s'engouffre dans une grotte. Nos guides nous ont préparé des kebabs cuits sur un feu de charbons pour dîner, le tout servi sur une feuille de bananier! Puis nous avons visité une grotte très peu fréquentée mais combien impressionnante! Nous avons pu explorer la grotte avec nos lampes de poche et contempler les stalagtites et autres formations géologiques (malheuresement tout ça sort mal sur les photos). Notre journée s'est terminée dans une modeste mais très confortable cabane en bambou sur le bord de la rivière. La deuxième journée était consacrée à la descente de la rivière en kayak avec arrêts pour visiter des grottes ainsi qu'une ferme biologique. C'est là que nous avons pu goûter une carambole (fruit étoile), une vraie! Celles que nous avons au Québec sont vertes, petites et surettes. Imaginez-vous que ce fruit devrait être gros, jaune, juteux et divinement sucré! Notre guide les a cueillis juste pour nous, et une fois débarassés des fourmis, ils étaient vraiment délicieux!

Nic et Julie

1 commentaire:

Unknown a dit…

Salut,

Nous ne pensions pas avoir de nouvelles avant que vous ne soyez au Viêt-Nam: belle surprise!

Votre petit voyage organisé n'a pas semblé désagréable: on peut avoir des renseignements intéressants, surtout quand on ne connaît pas la langue. Pensez-vous récidiver?

Vos compagnons semblaient au moins être agréables... et ça ne s'est pas éternisé!

Julie, tes goûts alimentaires nous impressionnent!!

À la prochaine! Grosse bise à vous deux.

Jean + Francine